Mehdi Mounir: «La quête de la vie m’anime»

Par Zineb Bouazzaoui
Mehdi Mounir DR
Mehdi Mounir DR

Maghreb1: Mehdi Mounir en quelques mots, qui est-il? Que fait-il et dans quel monde évolue-t-il? 

 

Mehdi Mounir: Je suis Mehdi Mounir, jeune marocain de Marrakech. Lauréat de L’Institut des hautes études de management, et passionné par la photographie que je pratique depuis mon jeune âge, j’ai toujours été autodidacte et aujourd’hui j’ai la chance d’en faire mon métier à plein temps. 

 Je me suis aussi lancé dans l’entreprenariat dans des secteurs complètement différents car c’est toujours bien de se diversifier et d’explorer de nouveaux horizons. 

 

Parlez-nous un peu de votre parcours? Qu’est ce qui vous pousse à sortir du lot et à devenir le film maker/ photographe des célébrités qui sont de passage à Marrakech? 

 

Mon parcours s’est fait de manière progressive, et presque intuitive. Après avoir obtenu mon diplôme en management international et logistique j’ai réalisé que la photographie est un art auquel j’ai été prédestiné. J’ai donc voulu en faire, non seulement une passion dans mes heures perdues, mais une réalité concrète qui me permettrait de m’émanciper et de laisser une empreinte symbolique dans un moment phare d’une personne. Au-delà de l’aspect technique, sans lequel une photographie ne peut pas être aboutie, ce que je tiens réellement à transmettre à travers mes captures sont ces choses intangibles qui nous sont invisibles à l’œil humain. J’ai également eu la chance de travailler avec plusieurs célébrités au Maroc et à l’étranger, ce qui m’a apporté encore plus d’expérience tant au niveau humain que professionnel. 

 

Que voulez-vous dévoiler à travers vos œuvres ? 

 

Comme tout artiste, le concept de perfectionnisme est souvent remis en question. Aujourd’hui, ce que j’essaye de dévoiler est cette parfaite représentation de ce que je vois à travers mon objectif. Quelle que soit l’image, d’une personne ou d’un paysage, je tiens à en dévoiler l’essence même car je crois que tout peut être beau, si l’on est bien réceptif. 

La capacité que l’on a en tant qu’humain d’interpréter différemment, à travers notre vécu et nos émotions, est ce qui me pousse à faire ce travail aujourd’hui. Ce côté humain du métier qui peut être atteint à l’échelle de toute personne fait partie de la magie que j’essaye d’opérer. 

 

Comment votre passion pour la photographie et le filmmaking est-elle née? 

 

C’est le fruit d’un mélange de volonté et de chance. Depuis tout petit, j’ai toujours été bercé par mon côté créatif sans avoir l’intention d’en faire un jour ma réalité. Après de longues années d’études, cette envie d’inspirer et d’apporter du nouveau dans un métier qui était à l’époque encore un peu méconnu m’intéressait beaucoup. J’ai donc pris la décision de me donner corps et âme pour en faire mon métier et depuis, je ne me suis jamais arrêté, même si à côté j’ai d’autres projets entrepreneuriaux. 

 

Où trouvez-vous votre inspiration? 

 

Je puise mon inspiration dans tout. Du coucher de soleil que je vois depuis ma baie vitrée, aux voyages que j’ai pu faire jusque là. La quête de la vie est ce qui m’anime, je me laisse guider tous les jours par mon œil et par ce qui m’entoure, et c’est ce qui construit pour moi une source d’inspiration que je communique par la suite à travers mes œuvres. En étant une personne visuelle et auditive, je me laisse également inspirer par la musique, elle a un rôle primordial et implicite dans la réalisation de mon travail. 

 

Quelles sont vos références?

 

Il y a beaucoup de photographes qui m’inspirent et cela m’aide à me projeter plus et avoir plus de  visibilité sur ce que j’aimerais appliquer sur mes propres projets. Mais j’essaye toujours d’éviter de  reproduire ce qui a déjà été fait, cela va à l’encontre de ma propre vision, qui est d’essayer  d’apporter quelque chose de nouveau mais surtout laisser ma propre empreinte photographique dans chacune de mes captures.  

 

Vos images montrent des expressions fortes. Comment faites-vous pour ressortir ce genre de  choses?  

 

J’ai un processus créatif qui est assez précis. J’aime la spontanéité dans l’acte même de  photographier mais il y a tout un travail de réflexion derrière chaque projet.  J’ai un fil conducteur qui me permet de donner vie à chaque idée, j’améliore et je peaufine en  faisant quelques essais en partant de la composition, des couleurs et du  format, pour pouvoir  faire ressortir le potentiel de chaque sujet. Ce travail réfléchi est ce qui fait la différence entre  prendre une image et créer une image, et c’est ce qui me permet de leur apporter encore plus de sens ainsi qu’un certain voire même un total aboutissement.  

 

Quelle est l’étape que vous préférez dans la réalisation d’un shoot et pourquoi?  

 

Pour moi, il n’y a pas d’étape sans l’autre. De la réflexion à la réalisation finale d’un projet, j’accorde  une importance particulière à chacune des étapes. Mais si je pouvais en résumer quelques-unes, ce  serait en trois grandes phases:  

L’action première de shooter, être dans l’action pour pouvoir mener à bien mes idées. La deuxième action est de voir enfin le résultat des photos et entamer par la suite mon travail de post production. Et enfin la troisième action est celle d’avoir un feedback positif de mes clients, ce pour quoi je fais tout cela, et ce qui me donne encore plus de force pour continuer à donner le meilleur de moi même.  

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune film maker?  

 

Je pense que le plus important est de se faire plaisir, aller au bout de ses idées et toujours garder la  passion car c’est ce qui différencie un travail d’un autre. Et mon dernier conseil serait de leur dire  que rien n’est impossible, il faut juste y croire.